Le capitaine américain Patrick McEnroe estime que la passion et l'engagement de ses joueurs constituent la principale raison pour laquelle les Etats-Unis ont pu renouer avec la victoire en Coupe Davis ce week-end à Portland.
Comment vous sentez-vous après avoir enfin récupéré la Coupe Davis?
PATRICK MCENROE: "Mouillé! (le champagne a coulé à flot). Vous savez, ça a été un long voyage. On a été à Ostrava, à Bratislava, à Moscou... on a fait le tour du monde et on est enfin arrivés. Ca fait sept ans qu'on est ensemble. Quand je suis devenu capitaine en 2001, il y avait déjà Andy (Roddick) et James (Blake) en simples. Les frères (Bryan) nous ont ensuite rejoints en route. On a connu beaucoup de hauts et de bas, on a traversé tellement de choses, c'est un sentiment formidable."
Est-ce le plus grand moment de votre vie de tennis?
P.MC: "Ce n'est pas tant moi qui compte, c'est tout ce groupe... (Roddick le coupe: "dis oui"). Bon d'accord, c'est génial."
Comment avez-vous géré le contexte d'une finale?
P.MC: "C'est la clé de notre victoire. On a réussi à maîtriser nos émotions alors qu'on attendait ça depuis tellement longtemps. Tout le monde s'était préparé depuis un mois pour cette finale. Les joueurs l'avaient tout le temps dans un coin de leur tête, même quand ils étaient encore sur des tournois. La pression était là, mais Andy a donné le ton tout de suite. La façon dont il a géré l'événement mérite le respect. Il a fait preuve d'un grand professionnalisme, d'une grande maturité."
Comment analysez vous votre parcours cette année?
P.MC: "Gagner sur terre battue en République tchèque (au premier tour) a été déterminant. Les années précédentes on avait perdu presque systématiquement à l'extérieur sur cette surface. Alors battre une équipe de la qualité de la République tchèque a été une sorte de déclic. Battre la Suède chez elle en demi-finale a également été un grand moment."
Comment résumeriez-vous ces sept dernières saisons en un mot?
P.MC: "Engagement. Voir ces garçons impliqués à 100%, dévoués aux autres gars dans l'équipe et à notre cause, c'est très fort. Je me rappelle d'Andy qui est venu jouer sur terre battue à Bratislava une semaine après la plus grande victoire de sa carrière à l'US Open (en 2003). Ou de James qui a tout fait pour surmonter sa maladie et ses blessures pour revenir. Je me souviens de tous ces exemples qui traduisent leur envie de défendre les couleurs de notre pays. S'il y a un mot qui réunit engagement et passion, ce serait celui-là qui définirait le mieux ce qu'on a fait depuis sept ans."


